Ultimatum pour le bonheur, désillusion pour l'amour propre. Un bon résumé de ce qui m'arrive, je suis habitué à bader mais je ne sais pas il y a ce truc qui fait que je n'ai plus l'envie de sourire. Certes je ris, je suis loin d'être inhumain hein, mais j'ai de plus en plus de mal à le faire, j'ai plus vraiment la tête à ça, j'ai plus la tête à rien remarquez. Je me pose, j'observe les gens et je vois comme certains peuvent montrer leur bonheur et d'autres cacher leur peine. Chacun sa peine, chacun sa souffrance mais le résultat pour tout le monde est identique; il arrive un moment où on se demande: "Je ne sais pas où je suis..." mais si vous savez le moment où on est perdu. On le connait tous ce moment, c'est celui qu'on redoute le plus, celui où on comprend rien même pas les choses les plus futiles, c'est le moment où vous dévoilez votre vrai visage, je n'entends pas là que vous êtes faux mais plutot que votre masque de "je vais bien, tout va bien" tombe, en même temps que cette carapace qui vous tiens loin de la cruauté des fouilles-merde de ce bas-monde, c'est à ce moment précis où votre sourire forcé tombe, où une larme coule en public, où les gens vous disent tous "t'es sur que ça va toi?" et que vous répondez un "oui oui t'inquietes" aussi crédible qu'un drogué qui dit qu'il arrête quand il veut. En parlant de ça, on est tous drogué, mais si, mais si, drogué de la personne qu'on aime car que ce soit de l'amour ou de l'amitié il y a toujours quelqu'un qui sort du lot, on est tellement accro' à cette personne que la moindre petite remarque, le moindre petit geste de cette personne nous marque profondément et qu'on y repense sans arrêt, c'est ça l'amour. L'amour d'ailleurs, ça fait mal, quoi qu'il arrive, que ce soit tout beau ou que ce soit aux limites d'une rupture, c'est comme ça, le bonheur d'un couple passe par le mal individuel que ce soit quasi-inexistant ou que tout le monde le remarque, et oui les gens, c'est comme ça, quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse. Il faut souffrir pour être heureux, pour l'instant.
Kévin